Le MACAQUE

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Le MACAQUE

Message par Je@nine le Ven 3 Fév - 13:40



Retour au Japon - les macaques du mont Takasaki.


A proximité de la ville de Beppu, se trouve la réserve forestière du Mont Takasaki, qui abrite plus de 1500 macaques japonais. Ils y sont nourris régulièrement par des gardiens pour éviter qu’ils ne quittent la montagne et engendrent des conflits de voisinage avec les résidents et les fermiers.
 
Le macaque japonais – Macaca fuscata - est le singe le plus septentrional de la planète. Il fréquente les forêts mixtes de feuillus et de conifères des montagnes du Japon à proximité des sources thermales indispensables à sa survie en hiver. On le trouve surtout sur les îles de Honshu, de Shikoku et Kyushu. Les populations les plus nordiques de la sous-espèce Macaca fuscata fuscata se sont installées sur la péninsule de Shimokita.

Ce cercopithèque, grégaire et social, vit en bandes de plusieurs dizaines d’individus.
Grâce à une adaptation spécifique unique dans le monde animal, il est capable de supporter des températures pouvant descendre jusqu’à -20°C. La nuit, ces singes se rassemblent et se serrent les uns contre les autres pour se réchauffer. Ils complètent cette résistance au froid en se plongeant dans les sources chaudes dès que la température extérieure chute sous 5°C. … et ne se refroidissent pas en sortant brusquement des eaux chaudes (40-60°C), car leur poil épais ne se mouille qu’en surface et sèche rapidement, ce qui leur permet de garder la chaleur interne.



Le singe tient une place importante dans la mythologie japonaise et est
souvent mis en scène dans des représentations théâtrales et dans certaines célébrations, dont la fête religieuse O-Bon (festival bouddhiste japonais honorant les esprits des ancêtres) ou les masques tengu (dieux mineurs du folklore japonais) dont l’un représente la face rouge du macaque, jouent un rôle essentiel. Les Fils du Soleil levant qui vénèrent leur symbole, le nomment " nihon saru ", ce qui signifie tout simplement singe japonais.

Le macaque japonais a été choisi pour représenter les singes de la sagesse. Ces derniers sont un symbole représenté par trois primates, dont chacun se couvre une partie différente du visage avec les mains : le premier se couvre les yeux, le deuxième la bouche et le troisième les oreilles. À eux trois, ils forment une maxime picturale : " Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal ". À celui qui suit cette maxime il n’arrivera que du bien.
Ces trois macaques sont nommés Mizaru (l’aveugle), Iwazaru (le muet) et Kikazaru (le sourd). L’une des plus anciennes représentations connues de ces trois singes, se trouve au Nikkō Tōshō-gū, l’un des temples Shinto de Nikko, qui est devenu l’un des principaux parcs nationaux du Japon.
La légende des singes et des harfangs :
Il y a très longtemps, vivaient des samouraïs. Dans ce lointain Japon, il y avait plusieurs clans de samouraïs. Les batailles étaient fréquentes. Un des clans, tout au nord du Japon, était particulier car ses samouraïs savaient parler aux animaux. Ils avaient des espèces favorites tel les harfangs qui pouvaient leur servir d'espion, car en volant haut dans le ciel, ces oiseaux pouvaient les prévenir si des ennemis s'approchaient. L'autre espèce était les macaques. Comme ils étaient plus petits que les hommes, ces singes pouvaient se faufiler n'importe où sans se faire voir. Ils dérobaient même la nourriture aux ennemis sans qu'on ait eu à leur montrer.
Mais une année, il y eut un hiver très froid. Si les plumes des harfangs les protégeaient bien de la froidure, les pauvres macaques gelaient, leur fourrure étant trop courte… Beaucoup moururent de froid. Les samouraïs inquiets ne savaient pas quoi faire pour protéger leurs petits amis. Ils essayèrent de leur fabriquer de chauds manteaux, mais les singes ne les aimaient pas, car ils gênaient leurs mouvements. Comme les hiboux et les chouettes sont reconnus pour être des sages, le shogun décida de consulter le roi des harfangs.
" Ô grand roi blanc, vois dans quel embarras nous sommes. Nos amis, vos amis, les macaques, sont en train de mourir, car ils sont sensibles au froid… Que pouvons-nous faire ? "
Le roi des harfangs avait bien une idée, mais il ne la dit pas tout de suite au shogun, car il n'était pas sûr qu'elle réussirait. Il réunit peu après tous ses harfangs et leur parla ainsi : Harfangs des neiges, nous devons tenter quelque chose pour sauver nos amis les macaques… J'ai bien une idée, mais cela pourrait être très dangereux. Qui veut m'accompagner ? Tous les harfangs ululèrent pour dire qu'ils étaient tous volontaires… Et l'on vit une grande nuée d’oiseaux blancs et bruns s'envoler très haut dans le ciel, en direction du soleil.
Ils volèrent longtemps, très longtemps, et arrivèrent près du soleil… Les plumes les protégeaient de la chaleur aussi bien qu'elles les préservaient du froid de l'hiver, mais ils devaient faire vite, car le soleil est quand même très chaud… Chaque harfang prit dans son bec un tout petit morceau du soleil, et chacun reprit ensuite le chemin du Japon…
Les harfangs déposèrent tous leur parcelle de soleil aux pieds du Shogun, et bientôt, la neige fondit tellement qu'elle forma un petit lac, et comme les morceaux de soleil étaient vraiment très chaud, l'eau de ce petit lac était bien confortable, même en plein hiver… Les samouraïs portèrent les macaques encore vivants, mais trop faibles pour marcher dans cette source d'eau chaude, et la chaleur les aida bientôt à reprendre toute leur vigueur. Et la chaleur de ces parcelles était si intense, que l'on trouve encore de nos jours de ces sources d'eau chaude où les macaques frileux peuvent aller se réchauffer. (Source : futura-sciences.com)

Sources :
- Japan guide - Takasaki-yama monkey park
- Nikkō Tōshō-gū
- Futura Sciences - le macaque japonais.
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Re: Le MACAQUE

Message par Je@nine le Ven 3 Fév - 14:22

Les naissances se produisent de mai à septembre puis d’avril à juillet.
La femelle met au monde un seul petit après une gestation de 5 à 6 mois. Le bébé est totalement dépendant de sa mère et pèse en moyenne 496 grammes.
Il ne sera sevré que vers 2 ans et dépendant vers 3 ans.



Moment de tendresse dans les bras de maman. By NouQraz
Les mâles participent à l’éducation des jeunes en les toilettant, les protégeant et en jouant avec eux.
A 3 ans, les macaques peuvent se reproduire. Les mâles quittent alors le clan familial pour en rejoindre un autre. Les femelles restent toute leur vie dans la même troupe.
Chaque femelle transmet son rang social à ses filles.
Chaque famille, composée d’une nombreuse descendance, peut ainsi mieux survivre et lutter contre les prédateurs.
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Re: Le MACAQUE

Message par Je@nine le Ven 3 Fév - 14:38




Le macaque de Barbarie ou Magot (Macaca sylvanus) est le seul primate, avec l’homme, à s’être installé en Europe. Les plus grandes populations vivent en Afrique du Nord, au Maroc et en Algérie.
Une petite communauté survit actuellement sur le rocher de Gibraltar, territoire britannique, à l’extrémité méridionale de la péninsule Ibérique.
Malgré la protection dont il bénéficie, le macaque de Barbarie est menacé d’extinction à cause de la destruction de son habitat et du commerce illicite à destination de l’Europe.
Portrait du macaque de Barbarie
Ce  Cercopithèque pèse de 10 à 15 kg. Les mâles sont beaucoup plus grands que les femelles. Le pelage est d’un joli brun gris très soyeux.
Malgré leur taille moyenne, ces macaques possèdent de puissantes mâchoires équipées de longues canines.


Le macaque berbère possède une queue relictuelle et certaines femelles, après des périodes de gonflements œstraux n'ont plus de queue.

Le pelage est de couleur ocre-fauve à presque noir, selon la saison et les individus. De manière générale la face ventrale est beaucoup plus claire que la face dorsale et l'extrémité des membres plus foncés. Le faciès est glabre et peut présenter une grande variété de taches et de pigmentation selon les individus.
Le macaque berbère présente un certain nombre d'adaptations morphologiques au froid liées à l'environnement montagnard où il vit, tempéré l'été et rigoureux l'hiver. De telles adaptations sont rares chez les primates et témoignent de la grande faculté d'adaptation des macaques, puisqu'on en connaît un autre exemple fameux avec le macaque japonais (Macaca fuscata), capable de survivre dans une épaisse neige. Les adaptations morphologiques du magot sont une réduction de la longueur de la queue et des doigts sur les quatre membres (qui pourraient geler s'ils étaient plus longs, la queue est, elle, quasi inexistante), un allongement relatif de la longueur de la colonne vertébrale par rapport aux membres (qui permet de maintenir la température du corps grâce à une posture en boule lors de la recherche alimentaire) et bien sûr d'un fort épaississement du pelage en saison froide.
Comme chez tous les macaques, les mâles sont plus lourds et plus puissants que les femelles, présentent un dimorphisme sexuel quant à la longueur des canines et ne restent pas toute leur vie dans le groupe social où ils sont nés. À l'inverse, les femelles demeurent toute leur vie au sein de leur groupe de naissance sauf en cas de scission du groupe en plusieurs sous-groupes.

 En raison des contraintes imposées par le climat, et donc par la disponibilité alimentaire, la reproduction est fortement saisonnière chez cette espèce. La saison des accouplements ou rut a lieu principalement en novembre (avec un léger débord sur octobre et décembre) ce qui induit, après 5 mois et demi de gestation, une saison des naissances centrée sur mai (d'avril à mi-juillet). Cette forte saisonnalité des périodes d'accouplement est rare chez les macaques bien qu'il y ait pratiquement toujours des périodes où plus de femelles sont en œstrus au cours de l'année. Ceci n'est pas sans conséquence car quand les périodes de reproduction sont espacées sur toute l'année, un seul mâle peut quasiment monopoliser toutes les femelles à fertiliser tandis que, comme c'est le cas pour le macaque berbère, quand toutes les femelles sont fertiles en même temps de nombreux mâles peuvent prétendre à l'accouplement.
La relation entre le succès reproductif et le rang social a été bien étudiée chez le magot de Gibraltar. Les résultats montrent que les nombres de paternités et de maternités étaient équitablement répartis parmi tous les individus reproducteurs indépendamment du rang de dominance. De plus, les mâles subadultes se reproduisaient aussi souvent que les mâles adultes pleinement établis, ce qui en fait une particularité du macaque berbère parmi les macaques.


Les traits d'histoire de vie, notamment reproductive, des femelles macaques berbères ont été étudiés principalement en semi-liberté sur des périodes assez longues. Les résultats montrent une relation forte entre la fécondité et l'âge des femelles. La fertilité la plus élevée se rencontre chez les jeunes femelles (7 à 12 ans), puis chez celles d'âge moyen (13 à 19 ans) et enfin elle est la plus basse chez les femelles les plus âgées (20 à 25 ans). Ceci est surtout dû à un intervalle plus long entre les naissances à mesure que les femelles vieillissent. En revanche, les petits des femelles âgées ont le meilleur taux de survie. Les observations comportementales révèlent que les femelles âgées sèvrent leur petit plus tard que les jeunes mères ce qui peut aussi expliquer l'intervalle plus long entre les naissances tout autant que la détérioration de l'état physique des mères avec le temps. La reproduction cesse au milieu de la troisième décennie et le cycle œstrien continue d'avoir lieu de 3 à 4 ans après la naissance du dernier petit. Ces études en captivité permettent de montrer que la sénescence reproductive et la ménopause sont plus fréquentes chez les primates qu'il n'a longtemps été suggéré.
En milieu naturel, le sex-ratio adulte atteint 0,725 et les individus immatures représentent 46,9 % de la population. Le taux de natalité des femelles adultes est de 0,58 petit par an. Le taux de mortalité apparaît relativement faible pour toutes les classes d'âge jusqu'à la vieillesse et ce même en habitat isolé et dégradé.



Femelle du la macaque de Barbarie avec son enfant sur le Cap Carbon de la ville de Béjaïa (Algeria)



Un mâle adulte portant un jeune, comportement typique du macaque berbère, rare chez les autres macaques.
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